The Son — le western familial avec Pierce Brosnan

James Bond au Far West. À partir du dimanche 4 novembre à 20h35 sur SundanceTV et après la diffusion des deux premiers épisodes au dernier Festival de Deauvillel’ex-007 Pierce Brosnan débarque dans la première saison de la série originale d’AMC The Son, western aux allures de saga familiale. Brosnan y incarne Eli McCullough, patriarche d’une puissante famille du Texas qui va passer de l’élevage de bétail à l’exploitation pétrolière. Adapté du roman Le Fils de Philipp Meyer, la série, déjà renouvelée pour une seconde saison, raconte le destin des McCullough sur trois générations. « C’est un homme né de la violence », dit l’acteur de son personnage au magazine Interview. « Ses parents étaient des pionniers, massacrés par les Comanches. Il a été kidnappé puis élevé par les Comanches. Il y a une dualité dans la psyché de cet homme, un esprit et un coeur fracturés ». Eli est un être sombre, assoiffé de pouvoir, et tout l’enjeu de The Son, « le fils » en anglais, tient à cette idée de transmission : que lègue-t-on à nos enfants ?

La première saison, qui compte 10 épisodes, alterne entre la jeunesse d’Eli alors qui devient l’esclave d’un guerrier comanche nommé Toshaway et la lutte d’Eli pour asseoir son domaine, aux prises avec les Comanches et les Mexicains. « C’est une époque très volatile de l’histoire américaine, alors que les frontières sont en train de se former », selon Brosnan. L’obsession du Président Trump sur l’immigration (notamment à la frontière texane) rend très actuel ce croisement entre Danse avec les loups (pour l’homme blanc apprenant le respect pour les Indiens, les paysages en panorama) et Le Parrain (la puissance et la gloire avec la famille à la fois comme raison d’être et prix à payer).

Pour l’occasion, Pierce Brosnan s’est fait pousser une impressionnante barbe, loin du rasage impeccable de 007. Mais la principale difficulté sur le tournage pour l’acteur irlandais fut la maîtrise de l’accent texan : « L’accent texan est très compliqué. Je m’y suis immergé en écoutant Matthew McConaughey, l’ancien Président américain Lyndon B. Johnson et le chanteur de country Willie Nelson. Je me suis laissé pousser la barbe pendant trois mois et de cette barbe, mon cheval et l’accent, a surgi un personnage dont je suis tombé amoureux ».

Léo Soesanto.

 

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