AMC Visionaries : L’Histoire d’Horreur avec Eli Roth

Depuis le 4 janvier, SundanceTV diffuse chaque vendredi à minuit la série documentaire AMC Visionaries : L’Histoire d’Horreur avec Eli Roth. Le réalisateur du sanglant Hostel prend très au sérieux le genre et accueille comme intervenant au fil des sept épisodes les grands noms du cinéma d’horreur devant et derrière la caméra et autres spécialistes comme (entre autres) l’écrivain Stephen King, les cinéastes Quentin Tarantino, Edgar Wright, Catherine Hardwicke, Karyn Kusuma ou Stuart Gordon ou les stars Jamie Lee Curtis, Linda Blair, Josh Hartnett et Tippi Hedren. Après un premier épisode sur les zombies, le second (diffusé le 11 janvier) met en avant les tueurs en série des slashers. Le 18 janvier, sera évoqué le “torture porn“. Puis place au diable et démons (le 25 janvier), les monstres (le 1 février), les vampires (le 8 février) et enfin les fantômes (le 15 février).

Roth et ses invités décortiquent la nature cyclique et changeante du genre, comment il sublime et exorcise nos peurs — les zombies comme métaphore des maux de la société, le “torture porn” comme réponse aux attaques du 11 Septembre… Stephen King y sait forcément résumer avec brillance l’attrait premier du film d’horreur : « ces films vous permettent d’y promener vos pulsions antisociales les plus profondes. Et tout va bien, personne n’a mal, et nous comprenons que ce n’est pas réel mais que d’un autre côté, c’est aussi réel que n’importe lequel de nos fantasmes. C’est un aspect des choses. L’autre est que nous n’aimons pas vraiment avoir peur dans la vraie vie mais dans un film, nous avons l’opportunité d’avoir peur ».

L’autre aspect récurrent du documentaire est de laisser la parole à de nombreuses femmes, dans un genre souvent suspecté de misogynie quand il s’agit de décimer des victimes féminines avec un luxe de détails. Des films comme L’Exorciste, Rosemary’s Baby ou Jennifer’s Body sont par contraste des commentaires pertinents sur la place des femmes en société — réduites à être mère, filles ou passives — tandis que jouer une vampire (dans la série True Blood ou les films Twilight) permet de retourner comme un gant toute insécurité féminine possible.

Léo Soesanto.

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